Voici le premier chapitre de PotC: At Heart's End!!! Bonne Lecture à tous et n'oubliez pas les commentaires!
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Les soldats s'agitaient partout sur le bord du port. Certains fouillaient les navires encrés, d'autres interrogeaient les gens pour recueillir un maximum d'informations. Un officier regardait la mer, la mine soucieuse. Il fut sortit de ses songes par son supérieur.
-Alors, les avez-vous retrouvés? Demanda l'homme au ventre proéminent.
-Non, Lord St-Clair. Dit le soldat. Ils n'ont pas pu aller bien loin, Cheval a été blessé.
-Gravement? Questionna le Lord.
-Il semblerait que oui. Une balle dans la poitrine. Cheval n'ira pas bien loin et je ne pense pas qu'elle soie capable de rejoindre la haute mer.
L'homme ricana en tapant son gros ventre.
-Vous ne devriez pas la sous-estimer, De Loire. Cette païenne a plus d'un tour dans son sac. Je veux que vous l'attrapiez, et que vous me la rameniez avec la pièce d'argent de Cheval.
-Bien, monsieur. Dit le soldat De Loire, en s'inclinant légèrement.
Lord St-Clair s'éloigna et ordonna à ses hommes d'aller fouiller un autre secteur du port. Le soldat attendit un petit moment, puis s'éloigna dans la direction inverse. Au pas de course, il rejoignit rapidement un petit escalier de pierre menant à la plage. Il courut un long moment sur le sable avant d'atteindre les falaises. Le soldat se retourna pour être sûr qu'on ne le suivait pas. S'il fallait qu'on découvre qu'il était de mèche avec les fugitifs, il serait bien mal. Habilement, le jeune homme escalada quelques rochers, et finit par apercevoir une crevasse creusée dans la falaise. Il s'y glissa, faisant sursauter la personne qui s'y trouvait. Dans la pénombre, il entendit un mousquet s'enclencher.
-Du calme, ce n'est que moi!
La personne soupira et on entendit l'arme se ranger. Le soldat prit alors son propre pistolet, vida la poudre sur un morceau de bois flotté, et y mit feu. Une faible lumière s'insinua dans la crevasse. Le jeune homme remarqua alors, avec dégoût, la silhouette inerte du Capitaine Cheval, le pirate français.
-Il n'a pas eu de chance. Dit le soldat en le bougeant du bout du pied. Saleté de pirate!
-Surveille tes paroles, Marius. Les pirates ne sont pas très indulgents.
Marius De Loire releva le regard sur son interlocutrice. À la lueur du feu improvisé, il vit qu'elle respirait difficilement et que des larmes avaient coulés sur ses joues. Il voulut approcher sa main pour la poser sur le visage de la jeune femme qui était devant lui, mais elle repoussa brutalement son geste.
-Ne me touche pas! Je croyais que nous avions été clairs, Marius. Tu devais nous laissez sortir, sans faire d'histoires! Au lieu de ça, tu oses sonner l'alarme devant moi et tu tues Cheval!
Le soldat eut un rictus mauvais et s'approcha de la femme. Elle ne cilla pas mais serra son pistolet dans sa main.
-Alors, il t'a confié sa précieuse pièce d'argent? Es-tu devenue un seigneur pirate....Capitaine Eva-Gabriella Jones?
Eva le regarda haineusement et voulut le contourner, mais il lui bloqua le passage.
-Non non! Tu ne pars pas comme ça! Se moqua Marius.
-Oh que oui! J'ai réussi à m'échapper de Versailles, alors notre entente est terminée. Répliqua la jeune femme.
-Donne-moi la pièce d'argent et je te laisse partir.
-Pas question, Cheval me l'a léguée! Gronda Eva. Et que comptes-tu en faire? Tu crois réellement que les pirates laisseront entrer un soldat dans leur Confrérie?
-Et une femme alors? Renchérit Marius.
Eva leva alors son bras droit et dévoila sa marque. Un P avait été gravé au fer rouge sur sa peau basanée, il y avait à peine quelques heures.
-Je suis un pirate...mais tu ne m'as toujours pas dit ce que tu voulais en faire, Marius.
Le soldat eut un second rictus méprisant. Il plaqua alors brutalement Eva contre la paroi de pierre de la crevasse. De ce fait, il écrasa sa marque fraîche. Elle eut un gémissement de douleur, et il murmura à son oreille :
-Ma mère est morte de chagrin par la faute d'un homme qui préférait la mer...vous devez tous disparaître. Lorsque j'aurai réussi à les infiltrer, la Confrérie poussera son dernier souffle.
Eva eut un sourire malicieux.
-Dommage que Cutler Beckett soit mort...tu aurais pu t'allier à lui. Dit-elle. Maintenant, tu vas éloigner ta sale carcasse de soldat pourri de moi et tu vas me laisser regagner mon navire. Anna Maria et l'équipage doivent m'attendrent.
-Lord St-Clair souhaite te faire brûler au bûcher, Eva. Si je te ramène à lui, j'aurai la gloire, et donc le champ libre pour mener mon projet à terme.
Eva soupira d'exaspération.
-Tu commences sincèrement à m'ennuyer, Marius. Cracha-t-elle.
-Oh! Voyez-vous cela! Que vas-tu faire, Eva? Un des tes petits tours de passe-passe? Se moqua le soldat, en commençant à promener ses mains sur le corps de la jeune femme.
-Tu l'auras voulu.
La jeune femme leva ses mains et, soudainement, Marius De Loire fut propulsé brutalement sur les parois rocheuses de la crevasse. Le coup l'assomma et il tomba sur le sol, inconscient. Comme a chaque fois qu'elle se servait de ses pouvoirs, Eva fut prise d'un léger étourdissement. Elle inspira profondément pour faire passer sa nausée.
Puis, après avoir reprise son souffle, la jeune femme prit bien soin d'attacher la pièce d'argent à son cou, puis elle sortit de la crevasse. Elle regarda la mer endormie sous les étoiles, et dit pour elle-même :
-Prochain arrêt : la Baie des Naufragés.
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-Ne t'énerve pas ainsi, camarade! Nous pourrions nous entendre.
-J'ai un petit doute là-dessus! Vois-tu Hector, cela fait deux fois que mon navire se retrouve entre tes mains, et je n'ai plus envie de t'entendre. Et je crois que l'équipage est d'accord avec moi!
Jack Sparrow se retourna vers l'équipage de la Perle Noire. Ses hommes l'approuvèrent par des éclats de rire sonores. Tôt dans la journée, il avait réussi à reprendre le contrôle de son navire et avait enfermé Barbossa dans la cale. Il avait ensuite ordonné qu'on le libère pour jouer au jeu de la mutinerie.
-Tu aurais pu me garder dans la cale jusqu'à un port! Je n'ai pas très envie de me retrouver sur cette île.
Jack fit une moue faussement navrée.
-Pourtant, toi tu ne t'es pas gêné pour m'y envoyer deux fois. Alors si on compte que je t'ai tué une fois, et maintenant la mutinerie...je crois qu'on sera quitte! Dit le capitaine de la Perle Noire en affichant un sourire satisfait.
Il adressa un dernier regard à Barbossa, puis fit signe à Pintel et Raguetti de le pousser à l'eau. Jack tourna le dos à la scène et se rendit jusqu'à la barre du navire. Gibbs était au gouvernail, une bouteille à la main. Sans demander, Jack lui enleva des mains pour en prendre une longue gorgée, puis lui redonna.
-Et maintenant, Capitaine...que fait-on? Demanda le second en observant l'équipage se réjouir devant la chute de Barbossa.
Jack Sparrow ouvrit alors son fameux compas et le plaça sur le centre de la carte de navigation. En fonction de la direction de son aiguille, il avait découvert que la carte lui disait exactement l'endroit où il devait aller. Il tourna les parties mobiles de la carte et observa les signes qui se mirent en place. Le pirate fronça les sourcils en voyant l'endroit de sa prochaine quête. Il regarda Gibbs, une lueur d'incompréhension.
-Nous y étions, il y a à peine quelques mois. Dit le second en regardant son capitaine.
-Eh bien, la carte et le compas veulent que notre aventure commence à la Baie des Naufragés, une fois de plus.
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Elisabeth Turner soupira et fronça les sourcils. Cela faisait très longtemps qu'elle était assise dans la même position. Depuis dès heures, elle avait entreprit de lire le grand livre du Code de la piraterie. Le chien qui gardait les clés était couché à ses pieds, attendant sagement qu'elle le sollicite.
-Alors, ça avance, votre Majesté? Fit une voix rocailleuse derrière elle.
Elisabeth se retourna et découvrit le Capitaine Teague qui venait d'entrer dans la pièce. Elle lui sourit et dit :
-Je viens d'entreprendre la lecture des règles concernant le partage des profits. Ça me semble équitable pour un code de pirates.
Teague s'approcha et vint s'asseoir près de la jeune femme. Elisabeth avait élu domicile à la Baie des Naufragés, les continents trop peu sûr pour cette femme pirate. En tant que Roi de la Confrérie, elle avait demandé à acquérir toutes les connaissances requises. Teague regarda le livre et dit :
-La piraterie était, à la base, le monde libre. Bien avant que des crapules comme Barbe Noire et la Compagnie des Indes prennent le contrôle. Dit-il. Les crimes ont commencés à devenir gratuits et les pirates ont commencés leurs magouilles. Il reste bien peu de pirates rusés et bons dans ses eaux.
-Il y a vous, et votre fils. Dit Elisabeth.
Teague eut un petit sourire. Il s'était porté volontaire pour lui apprendre tout ce qu'il savait, comme il l'avait fait maintes fois pour d'autres femmes, voulant entrer dans la piraterie. Il regarda la jeune femme. Malgré la vivacité et la fougue de son regard, elle semblait pâle et quelque peu fatiguée.
-Vous devriez aller dormir, Elisabeth. Vous êtes deux, à présent et il a besoin d'énergie s'il veut devenir un grand pirate, comme ses parents. Dit l'homme en se levant.
Teague sortit de la pièce. Elisabeth prit alors les clés et ferma le Code. Puis, elle caressa doucement sont ventre arrondi par deux mois de grossesse. Will lui manquait cruellement mais il ne l'avait pas laissé seule. Son enfant grandissait en Elisabeth. Son regard se porta vers le coffre où le c½ur de son bien-aimé battait doucement. Dans le silence de la nuit, on pouvait entendre les pulsations régulières du c½ur du Capitaine William Turner.
La Reine de la Confrérie pirate s'allongea sur sa couche et avant de s'endormir, murmura :
-Une autre belle aventure.
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Je sais que c'est pas très clair pour ce premier chapitre...mais ne vous inquiétez pas, c'est totalement voulu!!